mercredi 9 décembre 2009

Bundi...

Nuit du 7, puis 8 Décembre
Ahhhh Bundi aurait presque pu nous mettre KO mais nous sommes des vaillantes !

Nous avions appelé le 8 d’ Udaipur pour réserver lors de notre arrivée à 23h. On téléphone donc à un premier hôtel où les chambres sont à 450 rps puis un deuxième hôtel à 200 rps. On réserve le premier… puis le deuxième… sans décommander le premier… Le deuxième devait nous attendre à la gare, il s’appelle Shiko.
Ayant trouvé le sommeil sur les bonnes couchettes du train, un réveil violent nous annonce la gare ! Panique à bord il ne s’arrête qu’une minute et on est légèrement chargées. Clem pense même qu’il faut sauter du train car la porte est ouverte et on avance encore !
A peine le pied posé sur le quai, nous nous faisons harponner par un certain Shiko qui porte un papier avec Clémence écrit dessus. Ni une ni deux nous le suivons vers le rickshaw qui à une vitesse incroyable nous embarque avec son oncle et sa tante.
Enfin arrivées, ohhh surprise, c’est le premier hôtel plus cher où nous ne voulions plus aller. Shiko n’est autre que Montu le fils du propriétaire. Le vrai shiko pleure sûrement encore à la gare ! Nous sommes dépitées, à minuit dans une ville inconnue et crevées nous faisons comme si de rien était (l’usurpateur aussi malgré quelques petites questions !!). On signe le registre et on s’endort dans une odeur nauséabonde d’égout….. Nuit courte et mauvaise !!

Réveil difficile et malodorant et petit dej sur le toit qui est une très bonne surprise vue magnifique sur la ville, ses singes, sont palais et son fort.
Changement de chambre pour une plus petite et moins chère (toute aussi odorante !) et départ au Palais. C’est une très belle surprise mais également une grande tristesse d’être témoins du délabrement de toutes ses merveilles picturales et architecturales. On fait tout de même l’acquisition d’un bâton à 5 rps pour éloigner les singes très nombreux !

Après un déjeuner bien tranquille au bord du lac où nous avons goûte le Kofta (pas mal), nous voilà parties à l’assaut du fort ! On prend un rickshaw pour l’ascension prévoyant de redescendre à pied. Nous voilà pour 7 km secouées comme des pruniers sur une route dans un état déplorable. A l’arrivée un accueil très (trop) chaleureux par 10 garçons en sens inverse nous met un peu mal à l’aise vu l’absence totale de population…
On est en haut d’une colline où il n’y a que le fort. On continue solo pendant au moins 10 minutes avec rien ni personne aux alentours (notre chauffeur est parti). On tombe sur un garde, grand soulagement. Il nous accompagne et nous fait la visite. Nous étions inquiètes de trouver le chemin pour redescendre et nous demandons au garde de nous l’indiquer. Il parle très mal anglais et à chaque fois qu’on lui demande comment partir, il nous répond « yes yes » en dodelinant de la tête, mais nous emmène toujours vers une nouvelle ruine. On commence à de nouveau paniquer, ayant une heure de marche devant nous et voulant arriver avant la nuit ! Guillemette finit par vraiment s’énerver au bout de vingt minutes interminables de « yes yes » et de faux espoirs ! C’est payant on peut repartir sur le bon chemin. Bon est un bien grand mot car il n’est pas très carrossable, et les pavés sont très glissant.

Après l’effort le réconfort… enfin c’est ce qu’on croyait. Ayant vu une bonne adresse pour prendre un verre dans le guide, on s’attendait à des chaises et des tables… mais non deux vieux tabourets sur le bord de la route avec vaches, chien et compagnie ! La spécialité recommandée nous est servie le « lassi » (espèce de yaourt à base de lait caillé de cumin et de safran pistache raisin sec et noix de cajou). On a tout finit comme des grandes (malgré le cheveu dans celui de Clem), on ne le digère toujours pas deux heures après !!
Retour à l’hôtel, extenuées et hilares de nos petites déconvenues depuis notre arrivée (on sait que ce ne sont sûrement pas les dernières !)!

A l’heure qu’il est nous sommes couchées, une petite fille nous dit « hello », « I love you » « hello » en tapant aux carreaux, l’odeur nauséabonde revient, nos maman s’inquiètent et un mariage lance sa musique occidentale revisitée spécial Inde !

Nous partons demain en bus pour Jaipur la cité rose !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire