Lundi 15 au Jeudi 18 Février 2010
Nous quittons Kuala Lumpur très tôt lundi matin car notre avion nous attend à 8h départ pour Bornéo ! Nous atterrissons à Kuching, la capitale du Sarawak. Nous arrivons dans un B&B qui ne donne pas très envie mais tout à fait dans notre budget ! Nous nous installons tranquillement car nous sommes vraiment épuisées en entendant la pluie tambouriner sur le toit ce qui ne nous est pas arrivé beaucoup depuis notre départ. Nous nous reposons dans une odeur assez désagréable d’humidité, puis nous partons à la découverte de la ville.
Nous tombons sous le charme du parlement au bord de la rivière et des bateaux qui glissent doucement sur l’eau. Nous faisons un petit tour de la ville pour découvrir les statues de chats car Kuching veut dire chat en malais. Elles ne sont… pas très belles !
Nous avons beaucoup de sommeil en retard accumulé et nous n’avons pas une grande motivation pour la fin de journée, le temps est moyen et les activités dans la ville limitées. Nous partons donc à la recherche d’un cinéma, lieu idéal pour récupérer les yeux ouverts ! Le premier est une déception car tous les films sont en malais ! Nous ne perdons pas courage et trouvons un cinéma parfait avec un film américain dont nous tairons le nom pour notre réputation ! Un bon moment malgré le froid de la salle, toujours les satanés climatiseurs… Nous rentrons tranquillement car nous savons que les aventures commencent maintenant !
Mardi nous nous réveillons et mauvaise surprise pour Clémence qui découvre que son bras a été ravagé par les moustiques (ou autre petite bêbête charmante !). Plus de 150 de piqures sur les seuls bras… (Oui oui, nous avons commencé à compter !)
Nous partons direction les longhouses. Nous rencontrons dans le mini van (qui nous emmène au bus) les deux Français qui vont partager l’aventure avec nous, Jean Tristan et Axelle originaires de paris, nous pourrions rajouter parisiens, ça change pas mal de tous les Français que nous avons rencontrés depuis le début!! Nous enchainons ensuite avec 3 heures de bus au bout desquelles Aunti nous accueille. Elle parait sympa ce qui est rassurant et est… petite ! Très petite et habillée ! Nous déjeunons tous ensemble, l’occasion de faire plus ample connaissance avant de repartir pour une dernière heure de route et débarquer dans la longhouse ! Nous nous attendions à beaucoup de choses mais à rien de ce que nous voyons !!! Nous pensions naïvement arriver en pirogue, dire bonjour à des hommes à moitié nus et voir des crânes partout car nous rencontrons des anciens chasseurs de tête ! Nous sommes en fait dans une longhouse moderne (enfin moderne sans le téléphone et d’une modernité toute relative !). Les crânes ne sont plus là pour ne pas choquer les éventuels japonais de passage. En effet, ça les gêne d’exhiber les cranes qui, pas plus tard que pendant la seconde guerre mondiale, était des trophées de guerre ! Nous voyons cependant la photo du grand père chasseur de tête trôner dans le salon ainsi que les épées qu’il utilisait.
Aunti nous apprend la danse des Ibans habitants de Bornéo : le putcho putcho. Nous répétons dans la salle commune de la longhouse, lieu de fête immense où se réunit la tribu qui y habite. Ce n’est pas très compliqué même si Guillemette a du mal avec ses pieds ! Heureusement Aunti la prend en main et ça va mieux !! Nous pensons que c’est une répétition pour une fête avec les habitants de la longhouses comme le décrivent les guides. L’accueil officiel du chef de la longhouse. Ce n’est rien de tout cela et il n’y en aura pas ! Heureusement car ces fêtes sont arrosées d’alcool de riz à 70° et notre pauvre foie en detox (même sans detox !) n’aurait pas supporté !
Rien d’artificiel avec nous, nous sommes juste des invités de passages qui découvrons la vie actuelle dans une longhouse et non la vie passée. Nous partons nous baigner car la chaleur humide est pesante. Nous allons à travers la jungle pour atteindre la pirogue, une nouvelle découverte ! Nous écopons pour vider les restes des dernières pluies et nous voilà partis, poussant la pirogue avec nos bambous. Un moment bien sympa bien que nous ne soyons pas très rassurés par la stabilité de l’engin ! Après un petit bout de temps nous débarquons sur une petite plage de galet et nous nous baignons dans l’eau marron opaque. Les plus valeureux dont Clémence grimpent dans un arbre pour sauter dans un coin profond ! Nous passons un moment bien agréable. Aunti revient les bras chargés de fruits et c’est pour nous l’occasion de faire de nouvelles expériences culinaires. Ceux qui nous ont le plus marqué sont le Durian avec ses belles piques mais son affreuse odeur et son goût détestable, pourtant appelé King Fruit par les chinois et vendu extrêmement cher mais aussi le Jack fruit qui ne nous a pas beaucoup plus plu!
Nous rentrons tranquillement dans la longhouse et c’est déjà l’heure du diner. Aunti propose aux filles de porter un sarong (tenue locale) auquel nous nous accoutumons très vite. Nous avons failli les voler tellement nous étions bien dedans. Mais heureusement nous avons pu en acheter avant de partir. Nous aidons à éplucher des feuilles dont nous ne saurons jamais le nom ainsi que tiges, repas prévu pour le diner.
Les petites bêtes nous envahissent ! Les moustiques sont là mais aussi des espèces de guêpes et des fourmis volantes… Ce n’est pas pour plaire à Jean Tristan, notre compagnon de voyage qui est terrorisé par ce qui vole ! Le pauvre est bien servi. Le diner se passe gentiment et comme depuis quelques temps la fatigue nous attaque, toujours ce retard de sommeil. Nous nous préparons à entamer une bonne nuit de sommeil quand nous entendons avec surprise les deux français râler sur cette soirée. Ils s’attendaient à une grande fête bien arrosée avec toute la longhouse et voilà que tout le monde va se coucher à 21h. Après les bêtes et l’ennuie de la soirée c’en est trop ! Ils décident de rentrer dès le lendemain avec une chinoise que nous avions retrouvé chez Aunti. C’est un peu triste pour nous car nous n’avions pas réalisé à quel point le dépaysement et la déception était grande pour eux. Nous discutons malgré tout pendant une petite heure sympa ensemble avant de se dire au revoir. La nuit a aussi été un peu troublé par la présence de rats au dessus de nos têtes, qui ont fait sursauter Clémence dans son sommeil sur Guillemette tellement ils étaient bruyants, c’est assez atroce !
Nous nous réveillons donc seules touristes au milieu de nulle part entourée d’Aunti et de sa sœur venue pour 3 jours. Nous partons avec cette dernière pour une découverte de la Jungle. Munies de nos machettes et de nos sacs à dos du cru mais aussi évidement avec nos K-way, et couvertes des pieds à la tête ! En effet, non seulement le temps est incertain et nous ne savons pas trop ce qui peut nous tomber sur la tête mais en plus les moustiques nous ont attaqués toutes les deux pendant la nuit malgré la moustiquaire et nous espérons que les couches et le produit vont nous protéger. La sœur d’Aunti est très mignonne avec nous, et nous nous arrêtons régulièrement pour goûter à une multitude de fruits. Certains très bons d’autre sans intérêt et nous évitons soigneusement de re gouter au durian et au Jack fruit ! Tous les fruits que nous goutons ont l’exacte consistance du litchi (qui pousse aussi dans la Jungle mais ce n’est pas la saison !). Elle est surtout intéressée par la récolte d’un fruit qui ressemble à une noisette géante et qui serait une sorte de chocolat (pas très bon et très amer) très prisé par les chinois. Nous avons d’ailleurs passé beaucoup de temps à enlever les écosses de ces fruit pour les faire sécher.
Nous passons un excellent moment malgré la chaleur humide qui n’est pas arrangée par nos accoutrements. Le bruit est parfois assourdissant ; les criquets ressemblent à des perceuses ! Nous ne voyons pas d’oiseaux mais nous entendons quelques spécimens dont les chants nous sont inconnus ! Nous ne rencontrons pas tellement d’animaux extravagants, sans doute trop affairés à suivre la petite Iban dans sa jungle ! Nous tombons tout de même nez à nez avec une araignée bien originale avec ses deux grands crochets. Clémence qui avant aurait poussé un grand cri est devenue bien plus courageuse !! Nous essayons de la prendre en photo en vain et elle finit par sauter, ce qui nous fait également sauter de peur !
Nous rentrons pour le déjeuner et nous retrouvons Aunti qui revient de ses poivriers. C’est une de ses activités avec la vente des fruits de la jungle produits dans les terres qui lui appartiennent. La nourriture n’est, à vrai dire, pas vraiment excellente et nous ne savons pas ce que nous mangeons si ce n’est que se sont des feuilles récoltées dans la jungle.
Nous faisons toutes une petite sieste qui pour nous s’éternise. Aunti doit ramasser des fruits pour sa sœur car celle-ci ne sait pas grimper aux arbres. Nous préférons rester dans la longhouse n’ayant pas le courage d’affronter les moustiques, d’autant plus que le temps tourne à l’orage et que les averses sont bien drues ! Nous récupérons un peu de sommeil et nous lisons tranquillement. Nous sommes un peu déçues de rester là en fait toute l’après midi et nous faisons un minuscule tour n’essayant pas de nous aventurer dans la jungle !
Le soir venu nous dinons avec Aunti et discutons puis allons nous coucher, nous devons nous lever à 6h30 pour partir jeudi.
Nous accompagnons Aunti au Jungle Market en attendant notre bus. Nous retrouvons les fruits que nous avons testé un faisons un petit tour intéressant dedans.
Nous rentrons donc dans un bus bien lent et nous avons une bonne peur quand nous entendons une explosion dans le bus. A priori rien de bien grave puisque nous continuons mais encore plus lentement ! Nous avons seulement roulé une trentaine de km avec un pneu crevé et nous nous sommes arrêtés à la station de bus pour le changer avant d’arriver au terminus. C’est assez courant dans ces pays chauds apparemment.
Nous avons à peine le temps de poser un pied dans le B&B, et pas le temps de déjeuner que nous voilà reparties pour la dernière activité de ces 3 jours organisés !
Nous allons voir les Orang-outang, quasiment les derniers spécimens en liberté dans le monde. Nous repartons pour une petite heure de voiture, pour arriver pour l’heure du déjeuner des grands singes. Après les recommandations multiples et impressionnantes (il ne faut pas oublier qu’ils sont en liberté et peuvent nous attaquer) nous arrivons jusqu'à la zone de nourrissage. Nous attendons, le soigneur hurle sont cri de ralliement, une fois, deux fois, dix fois… Nous continuons d’attendre pendant une heure… En vain, ils ne viendront pas ! Les gentils organisateurs de notre excursion ont omis de dire que c’est la saison des fruits et donc que les singes se font rares car ils ont toute la nourriture sous la main en haut des arbres… Heureusement grâce à une erreur, nous ne payons pas cette excursion et nous repartons penaude à l’hôtel.
Enfin à 5h nous pouvons déjeuner (et diner en même temps) et cela nous fait beaucoup de bien… après cette grande déception d’avoir loupé les singes.
Nous partons ensuite faire une razzia d’anti moustiques et nous faisons une petite session internet qui nous manque au bout de deux jours… toujours un peu accros !
Nous sommes au lit comme des mamies une fois de plus mais cette fois nous avons une bonne raison, nous avons le vol le plus tôt depuis que nous sommes parties ! Nous serons réveillées vers 4h pour un vol à 6h ! Nous quittons déjà Bornéo, une belle île tellement sauvage, pour changer de pays et trouver Bali notre seule étape d’Indonésie et la dernière... Nous comptons passer pas mal de temps à la plage avant notre dernier WWOOFing malgré le temps qui s’annonce très moyen (c’est la saison des pluies !). Et nous bavons d’envie en pensant au cadeau de noël des frères et sœurs réunis ! Ça a été notre carotte pendant tout le voyage et nous y sommes déjà ! Ça sent la fin alors qu’il nous reste tout de même un mois !
Nous quittons Kuala Lumpur très tôt lundi matin car notre avion nous attend à 8h départ pour Bornéo ! Nous atterrissons à Kuching, la capitale du Sarawak. Nous arrivons dans un B&B qui ne donne pas très envie mais tout à fait dans notre budget ! Nous nous installons tranquillement car nous sommes vraiment épuisées en entendant la pluie tambouriner sur le toit ce qui ne nous est pas arrivé beaucoup depuis notre départ. Nous nous reposons dans une odeur assez désagréable d’humidité, puis nous partons à la découverte de la ville.
Nous tombons sous le charme du parlement au bord de la rivière et des bateaux qui glissent doucement sur l’eau. Nous faisons un petit tour de la ville pour découvrir les statues de chats car Kuching veut dire chat en malais. Elles ne sont… pas très belles !
Nous avons beaucoup de sommeil en retard accumulé et nous n’avons pas une grande motivation pour la fin de journée, le temps est moyen et les activités dans la ville limitées. Nous partons donc à la recherche d’un cinéma, lieu idéal pour récupérer les yeux ouverts ! Le premier est une déception car tous les films sont en malais ! Nous ne perdons pas courage et trouvons un cinéma parfait avec un film américain dont nous tairons le nom pour notre réputation ! Un bon moment malgré le froid de la salle, toujours les satanés climatiseurs… Nous rentrons tranquillement car nous savons que les aventures commencent maintenant !
Mardi nous nous réveillons et mauvaise surprise pour Clémence qui découvre que son bras a été ravagé par les moustiques (ou autre petite bêbête charmante !). Plus de 150 de piqures sur les seuls bras… (Oui oui, nous avons commencé à compter !)
Nous partons direction les longhouses. Nous rencontrons dans le mini van (qui nous emmène au bus) les deux Français qui vont partager l’aventure avec nous, Jean Tristan et Axelle originaires de paris, nous pourrions rajouter parisiens, ça change pas mal de tous les Français que nous avons rencontrés depuis le début!! Nous enchainons ensuite avec 3 heures de bus au bout desquelles Aunti nous accueille. Elle parait sympa ce qui est rassurant et est… petite ! Très petite et habillée ! Nous déjeunons tous ensemble, l’occasion de faire plus ample connaissance avant de repartir pour une dernière heure de route et débarquer dans la longhouse ! Nous nous attendions à beaucoup de choses mais à rien de ce que nous voyons !!! Nous pensions naïvement arriver en pirogue, dire bonjour à des hommes à moitié nus et voir des crânes partout car nous rencontrons des anciens chasseurs de tête ! Nous sommes en fait dans une longhouse moderne (enfin moderne sans le téléphone et d’une modernité toute relative !). Les crânes ne sont plus là pour ne pas choquer les éventuels japonais de passage. En effet, ça les gêne d’exhiber les cranes qui, pas plus tard que pendant la seconde guerre mondiale, était des trophées de guerre ! Nous voyons cependant la photo du grand père chasseur de tête trôner dans le salon ainsi que les épées qu’il utilisait.
Aunti nous apprend la danse des Ibans habitants de Bornéo : le putcho putcho. Nous répétons dans la salle commune de la longhouse, lieu de fête immense où se réunit la tribu qui y habite. Ce n’est pas très compliqué même si Guillemette a du mal avec ses pieds ! Heureusement Aunti la prend en main et ça va mieux !! Nous pensons que c’est une répétition pour une fête avec les habitants de la longhouses comme le décrivent les guides. L’accueil officiel du chef de la longhouse. Ce n’est rien de tout cela et il n’y en aura pas ! Heureusement car ces fêtes sont arrosées d’alcool de riz à 70° et notre pauvre foie en detox (même sans detox !) n’aurait pas supporté !
Rien d’artificiel avec nous, nous sommes juste des invités de passages qui découvrons la vie actuelle dans une longhouse et non la vie passée. Nous partons nous baigner car la chaleur humide est pesante. Nous allons à travers la jungle pour atteindre la pirogue, une nouvelle découverte ! Nous écopons pour vider les restes des dernières pluies et nous voilà partis, poussant la pirogue avec nos bambous. Un moment bien sympa bien que nous ne soyons pas très rassurés par la stabilité de l’engin ! Après un petit bout de temps nous débarquons sur une petite plage de galet et nous nous baignons dans l’eau marron opaque. Les plus valeureux dont Clémence grimpent dans un arbre pour sauter dans un coin profond ! Nous passons un moment bien agréable. Aunti revient les bras chargés de fruits et c’est pour nous l’occasion de faire de nouvelles expériences culinaires. Ceux qui nous ont le plus marqué sont le Durian avec ses belles piques mais son affreuse odeur et son goût détestable, pourtant appelé King Fruit par les chinois et vendu extrêmement cher mais aussi le Jack fruit qui ne nous a pas beaucoup plus plu!
Nous rentrons tranquillement dans la longhouse et c’est déjà l’heure du diner. Aunti propose aux filles de porter un sarong (tenue locale) auquel nous nous accoutumons très vite. Nous avons failli les voler tellement nous étions bien dedans. Mais heureusement nous avons pu en acheter avant de partir. Nous aidons à éplucher des feuilles dont nous ne saurons jamais le nom ainsi que tiges, repas prévu pour le diner.
Les petites bêtes nous envahissent ! Les moustiques sont là mais aussi des espèces de guêpes et des fourmis volantes… Ce n’est pas pour plaire à Jean Tristan, notre compagnon de voyage qui est terrorisé par ce qui vole ! Le pauvre est bien servi. Le diner se passe gentiment et comme depuis quelques temps la fatigue nous attaque, toujours ce retard de sommeil. Nous nous préparons à entamer une bonne nuit de sommeil quand nous entendons avec surprise les deux français râler sur cette soirée. Ils s’attendaient à une grande fête bien arrosée avec toute la longhouse et voilà que tout le monde va se coucher à 21h. Après les bêtes et l’ennuie de la soirée c’en est trop ! Ils décident de rentrer dès le lendemain avec une chinoise que nous avions retrouvé chez Aunti. C’est un peu triste pour nous car nous n’avions pas réalisé à quel point le dépaysement et la déception était grande pour eux. Nous discutons malgré tout pendant une petite heure sympa ensemble avant de se dire au revoir. La nuit a aussi été un peu troublé par la présence de rats au dessus de nos têtes, qui ont fait sursauter Clémence dans son sommeil sur Guillemette tellement ils étaient bruyants, c’est assez atroce !
Nous nous réveillons donc seules touristes au milieu de nulle part entourée d’Aunti et de sa sœur venue pour 3 jours. Nous partons avec cette dernière pour une découverte de la Jungle. Munies de nos machettes et de nos sacs à dos du cru mais aussi évidement avec nos K-way, et couvertes des pieds à la tête ! En effet, non seulement le temps est incertain et nous ne savons pas trop ce qui peut nous tomber sur la tête mais en plus les moustiques nous ont attaqués toutes les deux pendant la nuit malgré la moustiquaire et nous espérons que les couches et le produit vont nous protéger. La sœur d’Aunti est très mignonne avec nous, et nous nous arrêtons régulièrement pour goûter à une multitude de fruits. Certains très bons d’autre sans intérêt et nous évitons soigneusement de re gouter au durian et au Jack fruit ! Tous les fruits que nous goutons ont l’exacte consistance du litchi (qui pousse aussi dans la Jungle mais ce n’est pas la saison !). Elle est surtout intéressée par la récolte d’un fruit qui ressemble à une noisette géante et qui serait une sorte de chocolat (pas très bon et très amer) très prisé par les chinois. Nous avons d’ailleurs passé beaucoup de temps à enlever les écosses de ces fruit pour les faire sécher.
Nous passons un excellent moment malgré la chaleur humide qui n’est pas arrangée par nos accoutrements. Le bruit est parfois assourdissant ; les criquets ressemblent à des perceuses ! Nous ne voyons pas d’oiseaux mais nous entendons quelques spécimens dont les chants nous sont inconnus ! Nous ne rencontrons pas tellement d’animaux extravagants, sans doute trop affairés à suivre la petite Iban dans sa jungle ! Nous tombons tout de même nez à nez avec une araignée bien originale avec ses deux grands crochets. Clémence qui avant aurait poussé un grand cri est devenue bien plus courageuse !! Nous essayons de la prendre en photo en vain et elle finit par sauter, ce qui nous fait également sauter de peur !
Nous rentrons pour le déjeuner et nous retrouvons Aunti qui revient de ses poivriers. C’est une de ses activités avec la vente des fruits de la jungle produits dans les terres qui lui appartiennent. La nourriture n’est, à vrai dire, pas vraiment excellente et nous ne savons pas ce que nous mangeons si ce n’est que se sont des feuilles récoltées dans la jungle.
Nous faisons toutes une petite sieste qui pour nous s’éternise. Aunti doit ramasser des fruits pour sa sœur car celle-ci ne sait pas grimper aux arbres. Nous préférons rester dans la longhouse n’ayant pas le courage d’affronter les moustiques, d’autant plus que le temps tourne à l’orage et que les averses sont bien drues ! Nous récupérons un peu de sommeil et nous lisons tranquillement. Nous sommes un peu déçues de rester là en fait toute l’après midi et nous faisons un minuscule tour n’essayant pas de nous aventurer dans la jungle !
Le soir venu nous dinons avec Aunti et discutons puis allons nous coucher, nous devons nous lever à 6h30 pour partir jeudi.
Nous accompagnons Aunti au Jungle Market en attendant notre bus. Nous retrouvons les fruits que nous avons testé un faisons un petit tour intéressant dedans.
Nous rentrons donc dans un bus bien lent et nous avons une bonne peur quand nous entendons une explosion dans le bus. A priori rien de bien grave puisque nous continuons mais encore plus lentement ! Nous avons seulement roulé une trentaine de km avec un pneu crevé et nous nous sommes arrêtés à la station de bus pour le changer avant d’arriver au terminus. C’est assez courant dans ces pays chauds apparemment.
Nous avons à peine le temps de poser un pied dans le B&B, et pas le temps de déjeuner que nous voilà reparties pour la dernière activité de ces 3 jours organisés !
Nous allons voir les Orang-outang, quasiment les derniers spécimens en liberté dans le monde. Nous repartons pour une petite heure de voiture, pour arriver pour l’heure du déjeuner des grands singes. Après les recommandations multiples et impressionnantes (il ne faut pas oublier qu’ils sont en liberté et peuvent nous attaquer) nous arrivons jusqu'à la zone de nourrissage. Nous attendons, le soigneur hurle sont cri de ralliement, une fois, deux fois, dix fois… Nous continuons d’attendre pendant une heure… En vain, ils ne viendront pas ! Les gentils organisateurs de notre excursion ont omis de dire que c’est la saison des fruits et donc que les singes se font rares car ils ont toute la nourriture sous la main en haut des arbres… Heureusement grâce à une erreur, nous ne payons pas cette excursion et nous repartons penaude à l’hôtel.
Enfin à 5h nous pouvons déjeuner (et diner en même temps) et cela nous fait beaucoup de bien… après cette grande déception d’avoir loupé les singes.
Nous partons ensuite faire une razzia d’anti moustiques et nous faisons une petite session internet qui nous manque au bout de deux jours… toujours un peu accros !
Nous sommes au lit comme des mamies une fois de plus mais cette fois nous avons une bonne raison, nous avons le vol le plus tôt depuis que nous sommes parties ! Nous serons réveillées vers 4h pour un vol à 6h ! Nous quittons déjà Bornéo, une belle île tellement sauvage, pour changer de pays et trouver Bali notre seule étape d’Indonésie et la dernière... Nous comptons passer pas mal de temps à la plage avant notre dernier WWOOFing malgré le temps qui s’annonce très moyen (c’est la saison des pluies !). Et nous bavons d’envie en pensant au cadeau de noël des frères et sœurs réunis ! Ça a été notre carotte pendant tout le voyage et nous y sommes déjà ! Ça sent la fin alors qu’il nous reste tout de même un mois !

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